Une exposition des couvertures de la revue de cinéma CUT,
du 27 août au 20 septembre 2008.

Certains disent que c’est comme l’affiche d’un film, il faut que ce soit tape-à-l’oeil, accrocheur, esthétique. D’autres disent que c’est comme la vitrine d’un magasin, il faut que ce soit aguicheur, bien fichu, coloré. Les fans de Jean-Pierre Mocky disent eux que c’est comme une pute, il faut la maquiller, lui gonfler les seins et lui ravaler la façade pour qu’elle puisse séduire. Tout le monde a sa théorie sur la fonction d’une couv’ pour un titre de presse.
Quand on a créé CUT, on s’est dit qu’il fallait se positionner et avoir une couv’ forte. C’est pourquoi on a décidé de… mettre l’édito en une. Idéal pour flatter l’ego ! Mais pas très glamour.
Et voilà que le numéro -6 a marqué le premier grand tournant dans l’histoire de CUT (le deuxième étant l’obtention de tickets repas pour le petit personnel). La couv’ sera désormais une illustration, un dessin ou une photographie, consacré au dossier du mois. Quelle riche idée! Qui, cela dit, nous appauvrit puisque les annonceurs qui achètent des espaces pour faire leurs pubs désirent en premier lieu… la couv’.
CUT est vraiment devenu CUT le jour où la couv’ est devenue une vraie couv’. Se sont alors relayés de brillants illustrateurs, tous soumis aux mêmes règles du jeu: un grand titre (celui du dossier) et deux petits titres (ceux des événements bis du mois). Le tout pour pondre une couv’ pertinente, engagée et originale.

Boyan a imposé l’orange comme une couleur dominante de CUT, Ogrrr a dévoré les grands espaces de l’imaginaire, Fouzi a déstructuré ce qui semblait établi, Aurore Petit a visité les extrêmes pour sentir l’équilibre, Guérine Regnaut a dragué les soixante-huitards, Nikosan a prouvé que les illustrateurs savent écrire, Dan23 a malmené Kubrick, Mahon a réveillé les morts, Xavier Dorneau a déplacé le festival de Cannes en Suisse, Rino poursuit sa nage en eaux-troubles. Tous ont donné à CUT la force d’exister au premier coup d’oeil.
Quand on a créé CUT, on s’est dit qu’il fallait se positionner et avoir une couv’ forte. C’est pourquoi on a décidé de… mettre l’édito en une. Idéal pour flatter l’ego ! Mais pas très glamour.
Et voilà que le numéro -6 a marqué le premier grand tournant dans l’histoire de CUT (le deuxième étant l’obtention de tickets repas pour le petit personnel). La couv’ sera désormais une illustration, un dessin ou une photographie, consacré au dossier du mois. Quelle riche idée! Qui, cela dit, nous appauvrit puisque les annonceurs qui achètent des espaces pour faire leurs pubs désirent en premier lieu… la couv’.
CUT est vraiment devenu CUT le jour où la couv’ est devenue une vraie couv’. Se sont alors relayés de brillants illustrateurs, tous soumis aux mêmes règles du jeu: un grand titre (celui du dossier) et deux petits titres (ceux des événements bis du mois). Le tout pour pondre une couv’ pertinente, engagée et originale.

Boyan a imposé l’orange comme une couleur dominante de CUT, Ogrrr a dévoré les grands espaces de l’imaginaire, Fouzi a déstructuré ce qui semblait établi, Aurore Petit a visité les extrêmes pour sentir l’équilibre, Guérine Regnaut a dragué les soixante-huitards, Nikosan a prouvé que les illustrateurs savent écrire, Dan23 a malmené Kubrick, Mahon a réveillé les morts, Xavier Dorneau a déplacé le festival de Cannes en Suisse, Rino poursuit sa nage en eaux-troubles. Tous ont donné à CUT la force d’exister au premier coup d’oeil.
Romain Sublon
Galerie 24
24a rue des Orfèvres
67000 Strasbourg
Ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 18h
www.galerie24.fr
www.cutleblog.fr
24a rue des Orfèvres
67000 Strasbourg
Ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 18h
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